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La Bible foisonne de récits faisant appel au surnaturel.
Le surnaturel, est-il une épreuve plutôt qu’une aide ?
Le miracle sert à penser au-delà de lui ou contre lui.

Le monde surnaturel qui dirigerait tout, du haut du ciel n’existe pas

Dans toutes les cultures du passé, et jusqu'au 18e siècle dans l’occident chrétien, comme encore aujourd'hui pour la grande majorité des chrétiens, survit la conviction que notre monde dépend totalement d'un autre monde que l’on pense et se représente selon le modèle du nôtre. Dans la vision chrétienne, cela signifie que cet autre monde est dirigé par un Souverain divin omniscient et tout puissant, entouré d'une cour céleste de saints et d'anges. Ce Seigneur édicte lois et prescriptions, veille à ce qu’elles soient observées exactement, menace, récompense, châtie et, à l’occasion, pardonne. Puisque ce monde divin nous dépasse du tout au tout, on se le représente spontanément comme situé au-dessus de nous, comme l’étaient autrefois les rois.

Même les enfants sont devenus cartésiens

Pourtant depuis Galilée, nous avons assimilé l’idée que le monde est un, qu’il s’agisse des planètes, du caillou, de l’air ou des nuages. Toutes ces réalités obéissent aux mêmes principes, sont  soumises aux mêmes lois rationnelles. L’univers est écrit dans une langue mathématique. Il n’y  pas une langue pour un monde supra lunaire et une langue pour lnotre monde sub-lunaire.
Comme je faisais le catéchisme et présentait le récit de la création au premier chapitre du livre de la Genèse, un enfant de douze ans m’a posé la question suivante : « Comment se fait-il que Dieu aie créé la lumière au verset 3 en disant « Que la lumière soit ! »  et qu’il n’aie créé le soleil  qu’au verset 16 » ? Ce petit garçon avait retenu les leçons données par Galilée. Il me fallut lui expliquer comment un mythe peut dire une vérité. 

Il était une fois, il y a bien bien longtemps quelque chose qui existait, et qui existe encore

Le mythe désigne un commencement qui n’a pas de commencement. C’est un langage des origines. « Il était une fois »une réalité qui est depuis toujours. Mais le mythe est également langage de l’origine, comme événement qui peut survenir en plein cœur d’une histoire, en plein cœur d’une existence et qui opère une refondation. C’est bien ce que disait Jésus à Nicodème : « si tu ne nais pas de nouveau, tu ne comprendras rien ». Il lui en lui parlait d’une nouvelle naissance, de la naissance d’en haut.  L’être humain est un être de langage.

Un mythe est beaucoup plus qu’un conte, qu’une fable.

Beaucoup considèrent le langage mythique comme « primitif ». Selon cette compréhension, il convient d’extraire du mythe le sens profond en le formulant de façon intelligible pour la raison. Le mythe contiendrait un « savoir » caché sous une enveloppe narrative. C’est une mauvaise compréhension du mythe. Bultmann fait la différence entre la démythisation et la démythologisation. Le mythe de la démythisation est  considéré comme une fable, une légende, un conte de fées. Le mythe dans ce cas, ne correspond pas à notre manière actuelle et scientifique de voir les choses. Démythiser revient alors à retrancher de la Bible ce qui offusque, contrarie notre raison. La démythisation expurge, censure alors la Bible au nom de la raison.

Au contraire le langage mythique est une tentative de raconter quelque chose qui ne relève pas du savoir mais de l’indicible, à savoir le rapport de l’homme à sa destinée et à l’altérité. Le mythe cherche à exprimer le mystère des origines de l’homme et son devenir. Le mythe essaie d’exprimer ce qu’il est impossible de dire , de l’approcher autant que possible et d’en traduire les conséquences pour l’existence humaine. Il ne s’agit donc pas de retraduire le mythe dans un langage acceptable mais d’entendre la question fondamentale que le mythe aborde avec sa réponse. Il faut laisser résonner en nous l’interrogation fondamentale et y répondre dans son existence singulière.

Il s’agit de faire sienne ou de rejeter la réponse que propose le mythe. Chaque mythe déploie une compréhension du monde, une compréhension de l’homme, de la divinité, de l’altérité.  C’est cela qu’il faut essayer d’entendre.

D’où vient l’homme ? Où va-t-il ? Le nouveau testament le dit à sa façon

Le Nouveau Testament dit Cuvillier,  est dans son architecture un texte mythique. C’est un récit qui réfléchit à l’existence humaine, à la réalité du monde. Le Nouveau Testament  se pose les questions suivantes : d’où vient l’homme ? où va-t-il ? Quel sens a la vie ? Pourquoi la mort ? Quelle relation avec l’altérité, ( le tout autre). Il explique que les grandes énigmes de l’existence se trouvent dans un éclairage nouveau dans la personne de Jésus de Nazareth. Le Nouveau Testament  est une invitation à mettre sa foi dans ce personnage qui  propose des réponses qui diffèrent des réponses apportées par le discours mythique du judaïsme, des mythes gréco romains.

Sac cuir à portés 5093 femme Sac Valin portés LF Noir Sac épaule main en fashion main La démythologisation considère que le mythe est un langage religieux, une manière de parler de Dieu. Il suppose toujours une foi, une transcendance. Il veut exprimer Dieu. Mais comment parler de Dieu avec des mots humains ? C’est tomber dans un piège qui aboutit à trahir Dieu.  Je le neutralise, le domine, le domestique. Il n’y a que Dieu qui parle bien de Dieu.

Démythologiser  consiste à retrouver l’intention première du mythe. Il s’agit de voir ce que le texte dit, ce qu’il veut dire. Il s’agit de retrouver à travers une écriture humaine, une parole de Dieu qui m’interpelle dans la foi.

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Le miracle de l’être nouveau, réunion de la créature avec l’être même de Dieu, est banale

Le miracle n’est pas toujours là où on le pense. Il se produit dit Tillich, quand le sujet  en recherche, habité par un souci ultime, puisant aux sources que sont les textes bibliques, l’histoire, la vie communautaire, vit l’extase de la révélation. Cette révélation ne vient pas « d’en haut », de façon surnaturelle. Elle saisit un individu ou un groupe à travers un individu. « Le croyant saisi par l’Esprit divin peut être le medium de la révélation pour d’autres et pour l’ensemble d’un groupe »…« L’Esprit divin quand il illumine des croyants individuellement et en groupe, met leur raison cognitive en corrélation révélatrice avec l’événement sur lequel le christianisme se fonde. Nous sommes ainsi  conduits à une vision plus ample de la révélation dans la vie du chrétien. Est révélatrice toute prière, ou toute méditation  qui atteint sa finalité, à savoir réunir la créature avec son fondement créateur. Dans toute prière authentique, les marques de la révélation (le mystère, le miracle et l’extase) sont présentes. Parler à Dieu et en recevoir une réponse est une expérience  extatique et miraculeuse. » (Tillich» : raison et révélation, p. 177).

H.L.